- Nouveau
Dictionnaire Universel des Drogues Simples
Par Nicolas Lemery
Livre de Pharmacopée ancien et illustré de 1727
Version pirate Hollandaise
Dictionnaire Universel des Drogues Simples
Contenant leurs Noms, Origine, Choix, Principes, Vertus, Etimologie ; & ce qu'il y a de particulier dans les Animaux, dans les Végétaux, & dans les Minéraux
Par Nicolas LEMERY
Sont classés par ordre alphabétique les noms, origine, choix, principes et vertus thérapeutiques des végétaux, minéraux et animaux connus à l'époque.
Livre de Pharmacopée ancien et illustré de 1727
Il s'agit d'une version pirate Hollandaise!
Édition de Rotterdam, chez Jean Hofhout, 1727
Cet exemplaire est un témoin précieux de la "guerre des libraires" sous l'Ancien Régime. Imprimé clandestinement aux Pays-Bas pour échapper au privilège royal français.
Sous l'Ancien Régime, publier un livre en France était un parcours d'obstacles:
Tout d'abord la censure royale: Avant l'impression, chaque manuscrit était scruté par un censeur qui devait garantir que l'ouvrage ne contenait rien de contraire à la religion, à l'État ou aux bonnes mœurs.
Ensuite les taxes: Une fois validé, l'éditeur devait payer des taxes élevées au Roi pour obtenir le "Privilège Royal" qui était un monopole de vente temporaire (souvent 10 ans) sur le royaume mais obligeait aussi à déposer plusieurs exemplaires gratuits pour les bibliothèques royales qui était un véritable coût.
Ainsi en publiant à Rotterdam, Jean Hofhout s'affranchit de ces contraintes. Il ne paie aucune taxe à la Couronne française et échappe au contrôle des censeurs parisiens.
Sur ces versions pirates il n'y aura jamais l'inscription "Avec Privilège du Roy" comme on le voit systématiquement sur la page de titre des ouvrages de l'Ancien Régime.
Illustré de 24 planches hors textes dépliantes (sur 25: la planche II est manquante) gravées sur cuivre et bois, présentant une faune et une flore médicinale parfois fantastiques.
Format : In-4 (27.5 x 20 cm), 590 pages - Robuste et maniable.
Relié demi cuir et papier marbré sur les plats, dos à 5 nerfs. La reliure est postérieure et date du XIXème siècle.
590 pages + 24 planches de gravures botaniques et animales.
Cet ouvrage contient donc les plantes, minéraux ou animaux qui entraient dans la composition des remèdes utilisés à l'époque. Certains sont assez surprenant avec nos yeux d'aujourd'hui.
Petit florilège:
Porter des dents d'hippopotames sur quelque partie du corps pour guérir les hémorroïdes, utiliser les testicules d'hippopotame contre les morsures de serpents.
Pour le scorbut, il est conseillé d'utiliser une vipère bien grasse et bien nourrie pour en faire un bouillon à boire. Fonctionne aussi pour la gale ou la petite vérole.
Pour lutter contre l'épilepsie, il faudra râper et mettre en poudre un crâne humain dont on aura bien choisi celui d'un jeune homme d'un bon tempérament, qui soit mort de mort violente mais qui n'ai point été inhumé. Donc de préférence un supplicié à mort comme les pendus que la justice laisse pourrir aux gibets...
Pour contrer les poisons, on utilise toujours la corne de la licorne de mer, le Narval. On peut aussi l'utiliser pendue au cou pour se préserver du mauvais air.
L'hippocampe ingéré est un bon remède contre les vers ou contre la rage, mais pour faire croitre les cheveux on l'applique sur les cheveux.
Bel ouvrage rare à trouver dans cet état