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Cigüe en feuilles - POISON - Bocal ancien de pharmacie-Apothicaire
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Cigüe en feuilles - POISON - Bocal ancien de pharmacie - Apothicaire - L'Armoire aux Poisons

105,00 €

Cigüe en feuilles - POISON

Bocal ancien de pharmacie - Bocal d’apothicaire à large ouverture.

Verre soufflé bouche du XIXème siècle

Etiquette rouge POISON

Signalant au pharmacien le rangement impératif à part des autres substances dans l'armoire des substances toxiques, la fameuse armoire aux poisons.

Un témoignage fascinant de la pharmacologie

Il provient d'une ancienne cave-laboratoire d’une pharmacie parisienne. Les flacons n'avaient plus bougé depuis la fin des années 1950 sur les étagères. La cave avait servi de laboratoire d'analyses médicales et de laboratoire pour les préparations magistrales de la pharmacie de 1900 jusque vers 1950.

Description

Cigüe en feuilles - POISON

Bocal ancien de pharmacie - Bocal d’apothicaire à large ouverture. Verre soufflé bouche du XIXème siècle

Le verre présente des irrégularités typiques, bulles d'air, légères ondulations, de la production semi-industrielle du début du XXe siècle ou de la fin du XIXème. Le fond montre une trace de pontil de la canne à souffler.

Etiquette rouge POISON

Signalant au pharmacien le rangement impératif à part des autres substances dans l'armoire des substances toxiques, la fameuse armoire aux poisons.

Il provient d'une ancienne cave-laboratoire d’une pharmacie parisienne. Les flacons n'avaient plus bougé depuis la fin des années 1950 sur les étagères. La cave avait servi de laboratoire d'analyses médicales et de laboratoire pour les préparations magistrales de la pharmacie de 1900 jusque vers 1950.

Ce bocal de grande capacité était un bocal de réserve destiné au stockage de matières premières destinées à être transformés en poudres, teintures ou infusions dans le laboratoire de la pharmacie.

Il servait au stockage des feuilles séchées de Cigüe (Conium maculatum).

Le célèbre poison de l'Antiquité grecque utilisé notamment pour l'exécution de Socrate qui en but lors de sa condamnation à mort.

L'ingestion de cette plante provoque une mort particulièrement redoutable car elle entraîne une paralysie musculaire ascendante progressive.

Elle commence par les membres inférieurs, remonte lentement vers le tronc, pour finir par bloquer les muscles respiratoires, provoquant la mort par asphyxie.

Le plus terrifiant reste que la victime subit cette paralysie en restant parfaitement consciente jusqu'au dernier souffle...

Dans la pharmacopée du XIXe siècle, elle fut un temps exploitée à dose thérapeutique comme antispasmodique pour calmer les convulsions, avant d'être totalement bannie des officines en raison de sa dangerosité extrême.

L'étiquette "POISON" en bas du bocal n'est pas décorative. La digitale possède une fenêtre thérapeutique très étroite: la dose curative est très proche de la dose toxique. La manipulation des feuilles séchées demandait une précision extrême et strictement encadrée en raison de sa haute toxicité.

Belle écriture cursive manuscrite à la plume sur l'étiquette.

Le papier rouge de l'étiquette était utilisée pour les substances toxiques afin que le pharmacien les distingue immédiatement des substances simples. D'ailleurs on retrouve aussi la mention du fournisseur d'étiquette : "Mod. 250, M., J. & Cie, Paris".

Hauteur: 23.5cm - Diamètre: 10cm